L’entre temps
Cette année a été chargée, remplie de projets, de peur et de rencontres. J'ai dû faire une pause pour me reconnecter à moi-même. Le changement est en cours, avec des projets qui germent progressivement. Cet été, je me repose, en attente de nouvelles créations.

Cette dernière année fut bien remplie par chez-moi. Plusieurs nouveaux projets, des peurs sur le chemin, des ouvertures, des rencontres. Ces derniers temps, j’ai dû m’arrêter un peu.
Le changement peut sembler important ou non à celui qui regarde. Mais sous le visible, tout un enchevêtrement de courants internes se meuvent pour permettre l’émergence de ce qui était jusqu’à maintenant contenu dans la semence. Enfermé dans une carcasse rigide, bien à l’abri des jugements, des échecs et des regards, le nouveau sommeillait. Avec lui, des élans que je gardais bien immobiles ou si peu frétillants.
Mais la recherche de vérité ne permet pas une trop longue immobilité. À force de mettre la lumière sur tous les aspects de ma vie, elle s’est mise à se déverser à grandes lampées dans ma terre déjà travaillée. Les coquilles se sont fracassées, le soleil attirant avec force le germe qui se déploie. La douceur et l’amour déjà cultivés ont pu se tourner vers moi et arroser cet intérieur qui ne demandait qu’à s’ouvrir davantage. Les projets ont donc germé. J’ai déménagé, j’ai laissé derrière moi une autre vie et j’ai embrassé la terre comme jamais. Cela ne s’est pas fait sans émotions, sans remises en question, sans me dévêtir d’identités que je m’étais forgées et auxquelles je m’étais attachée.
Tout ce labour laisse des traces. Des heureuses, des visibles, bien évidemment, mais aussi de la fatigue. Cet été, je me dépose contre le sol et j’ouvre grand. Les bras, les pieds, le coeur, tout ce qui peut laisser entrer de l’espace en moi. Je souffle et je me nourris de présence.
Une bonne amie à moi (ma chère Brigitte Bournival), m’a doucement pointé la lenteur en me rappelant que lorsque nous accouchons, nous devons respirer entre les contractions. Il y a le temps du faire et le temps du repos. Et cet été est un temps de repos pour moi. Entre deux contractions, pendant que je souffle, la vie continue toutefois à s’éveiller et à se frayer un chemin vers le visible. Elle trouvera à se manifester toujours au moment qui est juste, et non au moment que j’avais prévu.
Je ne sais pas encore quand j’accoucherai mais je vous tiendrai au courant des nouvelles pousses au Trois-Saumons.
Bonne fin d’été à vous, bon repos pour ceux et celles qui en ont besoin.
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J’observe la fin de l’année 2022 avec un mélange de gratitude et de réflexion sur l’impermanence de la vie. Les projets et les moments fugaces forment une danse incessante, et pour 2023, je souhaite retrouver la simplicité d’être et d’accueillir chaque instant avec gratitude.

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Christine Dion
Co-fondatrice de Les Radieux
Avec plus de vingt ans d'expérience en psychologie, Christine Dion a accompagné avec coeur des centaines de personnes dans des moments profondément intimes de leur vie. Aujourd'hui, elle oriente son approche vers un accompagnement en conscience.
Son travail, centré sur la conscience et l'amour, aide à éclairer les souffrances de l'ego et à les transcender. Christine guide ainsi les individus vers une présence vaste, aimante et ouverte, celle de leur véritable nature Divine.