Résistance, mon amour
Résistance, une partie de moi, aime m'aider, mais souvent m'empêche de trouver la paix intérieure. Elle se justifie par des peurs profondes nées dans l'enfance. Pour mieux vivre, je dois accepter Résistance, comprendre son rôle protecteur, et être plus doux avec moi-même.

— Résistance, c’est toi? Mais qu’est ce que tu veux encore? Tu ne vois pas que j’essaie de me déposer, de me centrer pour me sentir plus proche de moi? Et toi qui ne pense qu’à bouger, à travailler ou à bouffer! Me voilà encore rendu sur mon téléphone à descendre les pages en me faisant croire que c’est important. Peux-tu me foutre la paix deux secondes!
— Mais moi, je t’aime. Je ne veux que t’aider.
— Ah oui? Ben ça ne paraît pas! Quand je cherche à me faire du bien, t’es toujours dans mes jambes. Je veux vraiment méditer! Mais tu ne me laisses pas la chance de le faire.
— Mais si tu t’arrêtes, il y a des risques. Tu ne te souviens pas comment c’est angoissant de s’arrêter, comment on peut vivre de terribles émotions et se sentir totalement impuissant?
— Euh non. Tu délirerais pas un peu là?
— Si tu ne t’en souviens pas, c’est sûrement que je t’ai très bien protégé depuis ce temps de l’enfance. Tu devrais me remercier de t’avoir si bien mis en sécurité. Quand tu étais tout petit, tu te sentais si seul avec toutes ces émotions et c’était terriblement angoissant.
— Bon, peut-être que tu as tes raisons mais là, franchement, je n’ai plus besoin de toi.
— Et comment je pourrais te faire confiance? Tu ne cesses de te critiquer, de t’attaquer, de t’en vouloir d’avoir dit telle chose ou fait tel geste. À mes yeux, tu n’es pas digne de confiance, je ne peux baisser ma garde. Tu es trop dangereux pour toi-même.
— C’est vrai que je peux être dur avec moi. Mais c’est comme ça qu’on avance, non? Ça me rend plus fort, ça m’oblige à bouger et à chercher à être mieux.
— Ben non. Ça ne fait que te rendre plus anxieux et te faire te sentir mauvais à la moindre erreur. En t’attaquant, tu perpétues l’idée que tu n’es pas bon, pas assez, qu’il te faudrait être différent. Tu veux que je te dise? Pour que je te fasse confiance et que je baisse ma garde, il faudrait tout d’abord que tu sois plus doux avec moi. Que tu cesses de vouloir me rejeter. Je suis en toi ne l’oublie pas. Plus tu luttes contre moi, plus c’est toi que tu attaques et moins je peux te faire confiance.
— Je ne sais pas comment faire autrement. C’est simplement inscrit comme ça en moi. Je lutte contre toi, je lutte contre ce qui ne me semble pas assez bon en moi et je lutte probablement contre mes émotions sans m’en rendre compte.
— Et si tu essayais de voir tout l’amour et le souci de te protéger qu’il y a en moi. Tu pourrais peut-être commencer à voir que je ne suis pas contre toi. Si tu accueilles davantage que je suis fondamentalement un protecteur, je lâcherai prise un peu plus. Je pourrai m’adapter, m’assouplir et être moins casse-pieds.
— Enfin, tu me comprends!
— Ça veut aussi dire que que tu ressentiras plus tes émotions. Mais comme tu seras plus doux avec toi, tu trouveras bien le moyen de dédramatiser et d’accueillir tes émotions avec compassion. Ah! ça va être tellement bien, je pourrai être en vacances et n’intervenir que lorsque c’est vraiment dangereux pour toi!
Quand tu nous accueilles moi et tes émotions, ça peut être douloureux mais au moins le mouvement de vie et de libération se remet en marche en toi. L’amour, la compassion, la bienveillance commencent à fleurir et le champ de bataille qu’était ton espace intérieur peut redevenir tranquillement une terre fertile. Si tu l’entretiens, tu pourras y regarder pousser tes projets, ta joie et nourrir tes élans du coeur en paix. C’est cela mon réel souhait pour toi.
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Bonne et joyeuse impermanence!
J’observe la fin de l’année 2022 avec un mélange de gratitude et de réflexion sur l’impermanence de la vie. Les projets et les moments fugaces forment une danse incessante, et pour 2023, je souhaite retrouver la simplicité d’être et d’accueillir chaque instant avec gratitude.

Être assez
La rivière gelée et la forêt enneigée m’invitent à réfléchir sur la beauté imparfaite et naturelle de mon propre être. À l’image des arbres et de la rivière, je me questionne sur ma capacité à m’abandonner pleinement, à accepter que ma simple présence soit déjà suffisante.

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Cette année a été chargée, remplie de projets, de peur et de rencontres. J'ai dû faire une pause pour me reconnecter à moi-même. Le changement est en cours, avec des projets qui germent progressivement. Cet été, je me repose, en attente de nouvelles créations.

La conscience
La conscience est l’essence immuable de ce que nous sommes, celle qui persiste à travers le temps malgré les changements physiques, émotionnels et sociaux. Le chemin vers elle implique de lâcher les identifications temporaires pour retrouver notre vraie nature, faite d'amour, de présence et de joie.

Christine Dion
Co-fondatrice de Les Radieux
Avec plus de vingt ans d'expérience en psychologie, Christine Dion a accompagné avec coeur des centaines de personnes dans des moments profondément intimes de leur vie. Aujourd'hui, elle oriente son approche vers un accompagnement en conscience.
Son travail, centré sur la conscience et l'amour, aide à éclairer les souffrances de l'ego et à les transcender. Christine guide ainsi les individus vers une présence vaste, aimante et ouverte, celle de leur véritable nature Divine.